Leçon et pastiche des oeuvres (tardives) de Philip Glass.
Malgré une réalisation bancale, au sens propre comme au figuré, notre jeune pianiste initie l’auditeur à la composition, à découvrir les “patterns” minimaux propres à l’œuvre de Glass. Cette “leçon” ne vaut que pour les œuvres tardives. Les premières œuvres minimales de Glass ne peuvent rentrer dans cette leçon de composition.
Cette leçon est la démonstration que Glass n’a pas réellement su développer son style … je sais c’est dur mais attention je ne suis pas un glassophobe loin de là ! Mais je le comparerais à un Steve Reich qui a su développer non seulement son style en dépassant le cadre du minimalisme, mais aussi une théorie musicale propre. Si Reich a su se développer en intégrant de nouveaux apports enrichissant ses compositions (si l’on étudie l’histoire des compositions de Reich, l’auditeur comprend l’évolution, la gradation des styles), Glass lui ne se renouvelle pas réellement, rejoignant par tentation l’univers simplifié de la pop. Étayons le propos : voyez-vous une différence dans ses oeuvres postminimales entre ses BOF (Candyman, The Hours) ses symphonies ou ses opéras (nous devons rejeter de ce questionnement Einstein on the beach, clairement expérimental et minimal) ?! Glass n’a pas su se renouveler et ses premières oeuvres sont beaucoup plus intéressantes dans le contexte de l’histoire de la musique que ces œuvres ultérieures !